44. Pink Floyd, More, 1969 | BV

 


 

Cette fois c’est le hasard qui tire de la liste l’un de mes albums préférés de tous les temps (sinon le) et certainement l’un des meilleurs de Pink Floyd. J’en ai fait un récit dans Pistes et sillages.

C’est un album transitoire, une commande de plus (une bande originale du film de Barbet Shröder), mais cela n’empêche qu’il autorise à la fois des recherches hardies et témoigne d’une cohésion des membres au service de la musique.

Le lien des morceaux avec le film n’est pas toujours évident (Cymbaline), mais tous les morceaux sont valables. Il y a des chefs d’œuvre, justement Cymbaline, Green is the colour ou l’incroyable Up the khyber (de Mason et Wright !). Les deux premiers morceaux seront d’ailleurs deux fers de lance live pour de nombreuses années, avant d’être abandonnées dans les années précédent (et amenant à) Dark side.

Comme on le sait bien, c’est l’album, avec Ummagumma, où la nouvelle formation (Gilmour ayant remplacé Barrett) se cherche et, grâce sans doute à la qualité de la guitare mélodique et stylée de Gilmour (probablement le plus inventif de ses pairs) et le propos et le sens de l’écriture de Waters, donc à leur entente peu durable, que le groupe se réinvente littéralement.

Le film est très beau, la pochette est très très belle, et le thème central est très très très beau — illustre parfaitement toute l’atmosphère.