
L’un des premiers exercices dérivé du punk vers ce qu’on nomme trop vite et trop généralement le post-punk ; musique minimale (donc oui punk), et non agressive (donc ok post), porté jusqu’à la mélodie ou la no-mélodie, par la voix d’Alison Statton.
Le trio, composé de Statton et des frangins Stuart et Philip Moxham, n’a jamais caché son amour de Brian Eno, et comme ce dernier, avec une astuce qui s’avère intelligence de l’art, saisit la forme par le vide, avec des conséquences sur l’histoire du genre tout aussi radicaux que le sorcier du Suffolk.
Décrit parfois comme « a private party in an empty house » (Fred Thomas sur Allmusic), ce disque emblématique, de quinze brefs morceaux réduits à l’os, porté par peu d’instruments (à la Suicide), avec un humour grave, sera le seul véritable du groupe, tout en laissant une empreinte indélébile sur toute une série de jeunes artistes dans les années 2000.
