
Un groupe de post-punk subversif et conceptuel, violent et ambiiteux, voilà les Virgine Prunes, dont la brève carrière a révélé la difficile imprégnation, ou l’engagement, porté par Gavin Friday et Guggi, compagnons de route des futurs Bono et The Edge, et hiératiques androgynes qui veillent à un grain qui n’est pas sans évoquer tout à tour Devo, Gang of Four, Bowie, les lamentations de Siouxsie, ou même Springsteen.
C’est un bon album, exigeant, qui mélange les machines aux flûtes, le bouzouki électrique aux chants faussement traditionnels créent un ensemble singulier et cohérent, sans doute dépassé par son indécrottable avant-gardisme.
