297. Arnaud Rebotini, Music components, 2009 | BV

 


 

Un magnifique disque qui n’utilise que du matériel vintage (ARP Odyssey, Mono/Poly Korg, Roland TR-808, Roland SH-101 ou encore Roland Juno-60), et si cela s’entend un peu, cela démontre en même temps — s’il fallait — que ce n’est pas le matériel qui fait la force ou la justesse de la musique électronique ; paradoxalement, dirait-on. D’autant que ce recours appuie un hommage à la souche de Detroit, presque sans artifice ; et que ce même album portera a une version de remixages de jeunes pousses pratiquement aussi intéressant.

De belles phases de musique, qui ne renient ni l’inquiétude, ni la brutalité des influences de l’auteur (également confondateur de Black Strobe), et dégageant parfois certaines effluves sonores qui le dérivent lentement vers une espèce de progressif, qui évoquent les cris de goélands de Pink Floyd — à d’autres moments tel rengaine de Monsieur Oizo… et parfois peut-être en effet un peu trop de virages plagistes ancrés coincés dans de vieux boîtiers, quelque peu redondants. Peut-être le suivant (Someone gave me religion, #568, 2011) est-il encore plus abouti.