380. Franco Battiato, Clic, 1974 | BV

 


 

C’est un album expérimental, qui mêle vaguement (exprès ?) Krautrock, musique concrète, musique moderne, jazz, ambient et autres… un quartet accompagne parfois un chœur éthéré, sons externes et synthétiseurs déchaînés. L’ouverture est nettement moderne, avec saxophone (Gianni Bedori) et clavier (Battiato) particulièrement pertinents (I cancelli della memoria). Les autres morceaux sont plus avant-gardistes, et sans doute un peu moins percutants, bien que certaines pastilles ou moments soient particulièrement beaux et touchants.

L’inénarrable mais inquiétant Battiato produit un album moins déroutant qu’il n’y paraît ; comme il disait que Gurdjieff lui avait sauvé la vie, le synthétiseur a largement redistribué ses aspirations (et peut-être ses moyens). L’album est dédié à Stockhausen.