
Si je suradore Guns of brixton, je ne suis pas un grand connoisseur de Clash. London calling (1979, #390) a toujours été un mystère heureux dans mon horizon, mais ça s’arrêtait là. Je n’ai jamais bien compris les liens qui unissent punk urbain et reggae des îles (j’ai bien compris le lien, si, mais disons qu’il ne me touche pas plus que cela — surtout vu après-coup), sauf à une musique beaucoup plus lisse mais réussie comme celle de… Police.
J’aborde donc ce disque que je découvre véritablement pour l’occasion de la Souche. Il faut dire qu’après le choc de London calling, le déferlement du… triple-album… Sandinista! est perturbant. Beaucoup trop long et beaucoup trop varié. Ajoutant au punk-ska du dub, des chœurs d’enfants et même du simili-rap, l’album propose quelques titres phares de la discographie du groupe, mais aussi nombre de pistes inutiles ou banales ; un petit chef d’œuvre (Lose this skin), et de bons morceaux plus ou moins connus (Ivan meets GI Joe, Rebel Waltz, One more time, Corner soul, Broadway, Version city, Silicon on sapphire, Sheperds delight), des titres moyens (Strikes, Up in heaven, If music could talk, Police on my back, The equalizer, The Call up, Washington bullets, Charlie don’t surf, Mensforth’s Hill, Junkie slip, Street parade) ou inutiles (The leader, Look here, The crooked beat, One more dub, Let’s go crazy, Midnight log, Kingston Avenue, Living in fame, Version padner), et des choses médiocres ou embarrassantes (Something about England, Somebody get murdered, Sound of sinners) voire carrément ignobles (Hitsville UK, Career opportunities).
Clash a voulu donner beaucoup suite au succès de London, et donne trop, s’éparpille plus qu’il ne se cherche.
