701. Deer Hoof, Milk man, 2004 | BV

 


 

Un ami qui les connaît bien, et a même réalisé des performances avec eux, m’a fait découvrir ce groupe underground américain.

Leur discographie est infinie, et j’en ai passé cinq en revue, et celui-ci est le deuxième, après Apple ‘O, peut-être leur plus célèbre (2003, #543). La musique de Deerhoof est extrêmement fluide et changeante, mais toujours bien exécutée. La cohésion du groupe compense en quelque sorte leur curiosité tous azimuts. Cet album raconte l’histoire d’une espèce de flûtiste qui emprisonne les enfants dans son durant leur rêve. C’est l’occasion de pousser la musique vers quelques expérimentations progressives, voire électroniques, tout en conservant le côté bruitiste et peut-être un peu moins rigolard des précédents.

Le risque de l’expérimental est de se caricaturer et c’est-à-dire de trop se prendre au sérieux (le risque est aussi de se répéter, même si tous le smembres sont très appliqués à leurs instruments). La voix de Deerhoof, Satomi Matsuzaki, est l’un des garants de cet aspect ; notons que cet album est illustré par Ken Kagami, dont l’univers colle assez bien à l’atmosphère du groupe.