Emanuela Schiano di Pepe – Le Seuil

 
 


au bout des terrasses, en descendant vers le riou
– qui trouve plus loin l’autre petit riou –
l’oliveraie se transforme en taillis
et après en forêt

 


 


on incline naturellement le dos
pour entrer dans un nouvel espace
le seuil
toponyme qui suggère cet ailleurs

 


 


ici pas de fente de timidité
les arbres se nouent
s’entremêlent
et au-dessous des branches, des abris labourés

 


 


on devine le repos des bêtes 
dans ces clairières 
nocturne
ou à l’ombre qui restaure dans les midis à pic