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173. Eric Dolphy, Out there, 1960 | BV

 


 

Ça part très fort dès la première piste, éponyme, et son fort beau dialogue de basse (George Duvivier) et de violoncelle (Ron Carter), portés sans faute par Roy Haynes. Ça nous rappelle — pour ceux qui l’auraient oublié — qu’on est dans le « non-jazz » ; coécrite avec Charles Minus, le surdoué Dolphy, dans le disque, rend hommage à son ancien partenaire en reprenant encore Eclipse, et le vibrant Baron, qui incorpore de belles pastilles de violoncelle, rejoint par la clarinette basse de Dolphy, une pièce enlevée et profonde.

C’est à la flûte, cette fois, en duel avec le violoncelle, que 17 West, bop rutilant, et Sketch of Melba, reprise d’un autre élève, de Monk, cette fois, Randy Weston, bataille, dans une singulière exposition mélancolique et profonde.

Le final Feathers persiste et signe dans cette triste élégance, une reprise de Hale Smith. L’un des meilleurs disques de Dolphy et un incontournable pour les amateurs de bop.