
Attention, il s’agit bien de l’album studio, sous-titré « Prince piano et microphone », et non de l’album qu’il accompagne, One nite alone… live (la même année donc, #729, marrant ce sont les mêmes chiffres), un double album lui-même accompagné d’un troisième disque d’after show. Lorsque cet album sera chroniqué (hasard), je ferai un point sur Prince*.
D’ici là, voici une genre d’ovni, dont sa discographie est pleine. Prince donc, en solo, au piano. Qui démontre comme d’habitude ses qualités d’écriture puis d’interprétation. On ne peut pas en dire beaucoup plus, finalement : une étonnante reprise de Joni Mitchell que Prince adule (A case of you, de Blue, 1971, #364)
Il y a quelques lassitudes (les titres 2 et 3) et tous les insupportables effets sonores (qui sont sensiblement les mêmes que ceux du disque en guitare acoustique solo, The truth, la quatrième ou cinquième galette de Crystal ball, on ne sait plus), qui parsèment les titres sont extrêmement agaçants (tout comme les quelques pages de synthétiseur), mais ce disque recèle aussi d’étranges petites chansons pop (Pearl B4 the swine, Young and beautiful, Arboretum) mais aussi de vraies belles compositions : Objects in the mirror, Have a heart, One nite alone (aux accents expressément de Keith Jarrett), et surtout Avalanche, petit chef d’œuvre et agression directe à Abraham Lincoln — qui se retrouve d’ailleurs sur le live dont je parlais.
La pochette est horrible, dans la lignée de cette période ‘autogestion assistée par ordinateur ».
(*Ayant mal lu le titre, j’ai déjà écrit ceci pour cette future chronique.
« Deuxième prémisse : je suis en train d’essayer (avec grande difficulté) de terminer les textes qui composent mon Avalanche, troisième opus sur le rock et dédié à Prince. J’écoute donc Prince pas mal, et voilà qu’il tombe de la Souche.
Eh bien, comme pour tous les albums de Prince, la chronique est ardue. L’une de mes lignes est que Prince, malgré son incommensurable talent musical, son increvable énergie et son indiscutable faculté de composition et d’écriture, et peut-être pour cet excès de dons, rencontre les plus grandes difficultés à composer un album décent, cohérent, et bon de bout en bout. On cite Sign O’The Times (#786, 1987), Purple rain (#487, 1984) me paraissent un peu bâclés, et je préfère sauver Parade (#89, 1986). Quant à tous les autres… hormis les trois premiers, il y a trop à boire et à manger. »)
