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387. Albert King, Born under a bad sign, 1951 | BV

 


 

Nul besoin ici de s’éterniser autre mesure ; le titre comme la pochette donnent le ton ; Albert King, jusque vers la quarantaine, n’a pas eu le succès qu’il méritait. Il enregistre pour Stax cette espèce de compilation avec Booker T. & The MG’s, le groupe de la maison — la plupart des compositions de sont pas de lui (son nom apparaît sur deux de celles-ci seulement) mais le disque devient très vite une référence pour le monde du blues, et très vite (vu l’époque) pour celui du rock (Clapton, Vaughan, Bloomfield et même Hendrix en resteront légataires benoîts).

C’est aussi le moment (et le mode) où le blues électrique, pourtant bien installé depuis longtemps, se heurte au monde du disque vinyle comme format devenu nécessaire. Il doit donc lui aussi s’adapter — comme on l’a vu et verra pour quasiment tous les albums de blues de la souche, du moins ceux de la génération précédent les rockers-boomers. Rassembler des morceaux épars, formater la longueur, se coltiner une boîte de production (ici Stax) et des patrons pas toujours généreux, etc.

Reconnu comme un indispensable de toute bluesothèque — un peu trop de balades pour moi sur la seconde face — il est en effet une pierre miliaire du genre.