776. Siouxsie And The Banshees, Juju, 1981 | BV

 


 

Ah, hasard des faces.

Comme je l’ai indiqué dans la recension de son prédécesseur Kaleidoscope, ce Juju est inférieur en qualité, me^me si il faut bien constater que l’énergie et la technique sont toujours présents. Ça part même moui, les deux premiers morceaux sont presque insipides (malgré le succès du premier, que je trouve trop… américain ?), même si les ingrédients sont là, dont la fantomatique voix de Siouxsie… et c’est à partir d’Arabian knight que s’installe l’atmosphère presque germanique de leur son (Headcut, Monitor) : avec Voodoo dolly, on touche au gang des morceaux épiques emblématiques, et avec Night shift, on retrouve presque le génie de Kaleidoscope.

On ne peut pas totalement en vouloir à un groupe qui a accueilli Sid Vicious, Marc Pirroni, Robert Smith et John McGeoch en son sein. Il est vrai que le boulot sur les guitares est précieux (dira Johnny Marr), mais d’ailleurs on ne leur en veut pas. Siouxsie et Budgie deviendront les Creatures (qu’on ira voir), mais le groupe poursuivra sa route, fièrement, et poliment.