666. Moondog, Sax pax for a sax, 1994

 


 

Quelle flaveur new-yorkaise dans cet opus qui fait presque office de bilan d’une carrière et d’une vie mouvementée. Du moins est-ce mon impression, puisqu’il est bien stipulé que l’album et une collaboration entre Moondog et le London Saxophonic, ensemble de saxophones.

C’est peut-être moins d’avoir gardé en image ce grand guerrier casqué et aveugle dans les rues de New York City que de cet entrelacs de jazz tout droit sorti d’un gala du Radio City Music Hall qui donne cette impression.

Bilan, en tout cas de ses travaux pour le saxophone, dont Moondog (Louis Thomas Hardin) a le pétulant secret… faisant la part belle aux sonorité et aux variations savamment orchestrées d’un instrument qui sait difficilement rester discret. Et il y parvient, loin de l’improvisation, dans un art du contrepoint maîtrisé à l’extrême (et donc chacun reconnaît la maîtrise).