275. Alternative TV, The image has cracked, 1978 | BV

 


 

Un objet à mettre ou ne pas mettre entre toutes les oreilles — un peu comme le Full metal machine de Lou Reed, mais avec ici plus de conviction — sinon tout autant de magnifique dédain. Enfin là je parle des morceaux live de ce premier album du mené par Mark Perry, fondateur du journal punk Sniffin’ Glue, et Alex Fergusson qui après l’éphémère carrière d’ATV réapparaîtront dans divers projets dans les années 90.

Alors documentaire à la va-vite, ou génial brûlot ? Le public est invité à monter sur scène pour cracher son venin, bien ça change des concerts punk où il est de bon ton de cracher sur le groupe. Malgré l’esprit chaotique du projet et du lieu (le 100 Club), plusieurs morceaux étant d’ailleurs des collages de studio et live, et certains sont coupés par un genre de publicité intrusive (parfois on se demande si vraiment le punk, pouvait mener à quelque chose de plus sérieux que du happening — finalement très bourgeois).

Mais ce n’est pas que du punk, mais aussi du post-punk, c’est-à-dire du punk avec du goût ou en tout cas de la mélodie, pleines d’idées (Action time vision, Still live et l’excellente reprise de Zappa réarrangée Why don’t you do me right (Absoluty free, #1050, sous le titre Why don’tcha do me right)

Aux chansons plus convenues mais efficaces (Viva la rock’n’roll, Splitting in two, Good times), on tiffera des explorations tout à fait roboratives comme Nasty little lonely ou l’instrumental Red.

Un excellent premier album avant un deuxième, encore meilleur (#79) !