277. Eugene McDaniels, Headless heroes of Apocalypse, 1971 | BV

 


 

Un album méconnu et une pépite du funk (le morceau Headless heroes), qui n’hésite pas à explorer des territoires parfois un peu plus blancs (Supermarket blues) pour délivrer un message d’une rudesse sociale remarquable.

Connu pour son parcours de chanteur, puis ses travaux avec Roberta Flack, McDaniels devient un chantre de la cause noir-américaine, ce qui le jette un tantinet dans la discrétion, tant sa plume est critique et acérée. La musique de l’album est excellente, et exigeante ; les paroles sont sans illusion, mais pas sans énergie (le morceau sur Mick Jagger (himself), Jagger the dagger, est assez époustouflant : Jagger doing the devil dance / Just a victim of circumstance).

C’est un album qui doit être diffusé et mieux connu, qui arbore fièrement les revendications et les atmosphères du genre.