
Beastie Boys a représenté une intéressante charnière entre ce qui se tramait dans les années 90 comme mouvement pop d’ampleur et une veine beaucoup plus intime, du pur hip-hop urbain de la fin des années 80 ; bien qu’initialement tentés par le rap, les Boys s’orientent vers une espèce de fusion qui touche, peu ou prou, à tous les styles de musique populaire…
Lorsqu’il tomba dans notre escarcelle, nous restions un peu décontenancés, mais bien obligés de suivre le rythme, d’autant que de nombreux éléments le rattachaient à quelque chose de plus foncièrement rock (extraordinaire Lighten up ou POW qui feraient rougir un Manu Chao chez les Black Crowes). Surtout, le groove irrésisitible de Funkie Boss, In 3’s, nous ravissaient ; ensuite, des morceaux plus complexes, flirtant avec le low-metal voire avec le rageagainstthemachine-genre (Time for livin’), le funk (Stand together, géniale, Groove Holmes), complètent cet opus — qui au demeurant comporte vingt titre !
