{"id":5458,"date":"2024-07-29T00:00:48","date_gmt":"2024-07-28T23:00:48","guid":{"rendered":"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/?p=5458"},"modified":"2025-08-28T11:07:07","modified_gmt":"2025-08-28T10:07:07","slug":"prince-parade-1986","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/prince-parade-1986\/","title":{"rendered":"89. Prince, <i>Parade<\/i>, 1986 | BV \u26ab"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<br \/>\n<center><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i.discogs.com\/U7yLTEVL_rSEGG3GZCTQcKGSZz3wjC1h8pKnmhRrmTA\/rs:fit\/g:sm\/q:90\/h:600\/w:600\/czM6Ly9kaXNjb2dz\/LWRhdGFiYXNlLWlt\/YWdlcy9SLTYwNDYw\/MTYtMTUxMTA5MTA4\/OC03NTUwLmpwZWc.jpeg\" width=500 \/><\/center><br \/>\n&nbsp;<\/p>\n<p>Arf. Comme on le sait peut-\u00eatre (comme la semaine derni\u00e8re&#8230;), je voue <a href=\"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/avalanche\/\" rel=\"noopener\" target=\"_blank\">un grand respect \u00e0 Prince<\/a>&#8230;<\/p>\n<p>Et le hasard veut que ce soit le premier album de Prince trait\u00e9 ici (comme la semaine derni\u00e8re), et, coup de bol, je pense que c&rsquo;est son plus coh\u00e9rent, son plus abouti.<\/p>\n<p>L\u00e0 encore, pas n\u00e9cessaire de s&rsquo;appesantir outre mesure, tant tout a \u00e9t\u00e9 dit et redit sur le personnage comme sur le disque. Bande originale d&rsquo;un film tout \u00e0 fait passable (mais qui m\u00e9rite un visionnage pour ne pas mourir con), il recentre les efforts du prince et de ses R\u00e9volutions sur la musique rythmique, apr\u00e8s une escapade en terrain psych\u00e9d\u00e9lique, plus ou moins compris par la r\u00e9ception (<em>Around the world in a day<\/em>, 1985, #506). \u00c9tant une BO, la libert\u00e9 est un peu contrainte et c&rsquo;est peut-\u00eatre ce qui donne son unit\u00e9 de ton \u00e0 l&rsquo;ensemble, chose qui, semble-t-il apr\u00e8s des milliers d&rsquo;heures d&rsquo;\u00e9coute, semble \u00eatre la grande difficult\u00e9 de Prince devant le format disque (en concert c&rsquo;est tout \u00e0 fait autre chose). Assemblage bluffant qui ne rechigne en rien \u00e0 d\u00e9fendre ces territoires (sonores) ch\u00e8rement acquis, le disque peut sembler au premier abord touffu, voire confus (l&rsquo;ouverture est psych\u00e9d\u00e9lique en effet), mais devient vite une marque de fabrique, ou, dit poliment, un style.<\/p>\n<p>\u00c0 cette \u00e9poque, et le d\u00e9lire du cin\u00e9ma en est la preuve, Prince r\u00e8gne sans jeu de mot sur la pop, il a sonn\u00e9 ses deux principaux concurrents Michael Jackson et Madonna, et d\u00e9montre, s&rsquo;il \u00e9tait besoin, que derri\u00e8re l&rsquo;entrepreneur et l&rsquo;entreteneur, il y a un musicien, et donc un c\u0153ur qui bat (ou en tout cas du sang qui bat quelque part). Il n&rsquo;avait certes pas besoin de faire \u00e9tat de ses talents d&rsquo;instrumentiste, l&rsquo;ayant d\u00e9j\u00e0 fait dans les <i>sept<\/i> albums pr\u00e9c\u00e9dents, et il le refera dans le suivant, son unanime chef-d&rsquo;\u0153uvre, <em>Sign o&rsquo; the times<\/em> (1987, #772, comme on voit, je ne suis pas unanime avec les autres) : \u00ab\u00a0I know how to undress me\u00a0\u00bb, feule-t-il dans <em>Kiss<\/em>.<\/p>\n<p>Mais c&rsquo;est dans <em>Parade<\/em>, je crois, qu&rsquo;on est en mesure de saisir l&rsquo;\u00e9paisseur artistique, et sans doute le t\u00e9moignage le plus direct de son propos, pour qui serait en qu\u00eate de coh\u00e9rence. Ainsi loue-t-on, selon, l&rsquo;audace (<em>New position<\/em>, g\u00e9niale, \u00e9tonnante <em>Life can be so nice<\/em>, rafra\u00eechissants <em>Mountains<\/em> de\/avec Wendy &#038; Lisa), la confiance, incarn\u00e9e par <em>I wonder U<\/em>, new-wave pop \u00e9trange faisant \u00e9cho \u00e0 l&rsquo;atmosph\u00e8re de <em>Dirty mind<\/em> (1980, #312), plusieurs notables excursions vers le jazz ou du moins une musique un peu moins pop, comme <em>Parade<\/em>, sur une partition de son p\u00e8re musicien de jazz, John Nelson, \u00e9videmment <em>Do u lie?<\/em> et <em>Venus de Milo<\/em> ; \u00e0 quoi on ajoute deux imparables balades, <em>Under the cherry moon<\/em> (\u00e9galement cosign\u00e9e avec son p\u00e8re) et <em>Sometimes it snows in april<\/em>, que demande le petit peuple ? Eh bien il en a encore sous le coude, le purple schtroumpf, avec l&rsquo;authentique chef-d&rsquo;\u0153uvre de chanson qui est <em>Anotherloverholenyyohead<\/em>, l&rsquo;une des toutes meilleurs de son r\u00e9pertoire ! puis encore l&rsquo;ind\u00e9niable et ind\u00e9modable <em>Girls and boys<\/em> ! et encore ! ce n&rsquo;est pas fini, puisqu&rsquo;il faut encore finalement citer l&rsquo;inoxydable <em>Kiss<\/em>, devenue classique des classiques du genre.<\/p>\n<p>On a rarement retenu autant de morceaux de choix dans une m\u00eame galette, ce qui rend ce disque aussi attachant que n\u00e9cessaire, et permet une \u00e9coute inalt\u00e9rable. Apr\u00e8s <em>Sign o&rsquo; the times<\/em>, Prince se maintiendra \u00e0 flot (et comment !), jusqu&rsquo;\u00e0 <em>Diamonds and pearls<\/em> (1991, #995) et <em>Love symbol album<\/em> (1992, #1196), et alors tout prendra une autre mesure (conflit avec Warner, abandon du nom, t\u00e9moins de J\u00e9hovah, maladie&#8230;) mais c&rsquo;est <a href=\"https:\/\/www.amboilati.org\/chantier\/avalanche\/\" rel=\"noopener\" target=\"_blank\">une autre histoire<\/a>, et ce n&rsquo;est plus celle des folles nuits parisiennes des ann\u00e9es 80.<\/p>\n<p>&nbsp;<br \/>\n<iframe loading=\"lazy\" width=\"560\" height=\"315\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/kvICKkHe-Pw?si=UKZb8v3-RR1zdvo6\" title=\"YouTube video player\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe><br \/>\n&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; &nbsp; Arf. 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