{"id":4618,"date":"2023-04-24T15:01:40","date_gmt":"2023-04-24T14:01:40","guid":{"rendered":"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/?p=4618"},"modified":"2024-12-31T07:48:20","modified_gmt":"2024-12-31T06:48:20","slug":"philippe-katerine-l-homme-a-trois-mains","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/philippe-katerine-l-homme-a-trois-mains\/","title":{"rendered":"428. Philippe Katerine, <i>L&rsquo;homme \u00e0 trois mains<\/i>, 1999 | BV"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<br \/>\n<center><br \/>\n<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/i.discogs.com\/BcOa3zWlMh6X7IOyk9PtoLs1TiT1yZjp2SVWlDSrp9E\/rs:fit\/g:sm\/q:90\/h:494\/w:500\/czM6Ly9kaXNjb2dz\/LWRhdGFiYXNlLWlt\/YWdlcy9SLTQ3NjY2\/NC0xMTI5MjgxMjY5\/LmpwZWc.jpeg\" width=\"500\" \/><br \/>\n<\/center><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>La musique, et la musique populaire surtout, s&rsquo;\u00e9coute avec oreille dispos\u00e9e \u00e0 la profondeur de champ. Comment dire : vous d\u00e9couvrez un jour un disque, il vous accompagne, vous l&rsquo;oubliez. Dix ans plus tard il revient, et c&rsquo;est comme si vous ne l\u2019aviez pas quitt\u00e9 (pour peu qu&rsquo;il vous ait un tant soit peu plu, \u00e9videmment). Le cas Katerine est plus que probl\u00e9matique. Il a fallu tout ce travail d&rsquo;absurde gentrification de la personne, sciemment, consciencieusement, pour aboutir \u00e0 une esp\u00e8ce de chef d&rsquo;\u0153uvre comme <em>Le film<\/em> (#161 de notre liste), paru apr\u00e8s bien des r\u00e9ussites \u00e9parpill\u00e9es ici ou l\u00e0, ou encore l\u2019in\u00e9narrable (et g\u00e9nial) <em>52 reprises dans l&rsquo;espace<\/em>. Et en m\u00eame temps, il a fallu \u00e0 l&rsquo;auditeur tout l&rsquo;apprentissage de ce cabotinage m\u00e9lancolique cin\u00e9phile exp\u00e9rimental hype et d\u00e9contenanc\u00e9, tout ce qui, a priori, n&rsquo;est pas notre tasse de th\u00e9 (je veux dire nous, les cinq-cent quarante millions de francophones de cette plan\u00e8te, moins les habitants intramuros de Paris), pour parvenir \u00e0 entendre ce genre de disque, paru en 1999, au milieu des Chemical Brothers, Red Hot, Jamiroquai, Moby, pas une grosse ann\u00e9e anglophone, mais c&rsquo;est aussi, en fran\u00e7ais, C\u00e9line Dion, Florent Pagny, Pascal Obispo. Seul le 113 (<em>Les princes de la ville<\/em>, #375 de notre liste) rel\u00e8ve le gant. Donc, c&rsquo;est une chance d&rsquo;\u00e9couter ces chansons solo, guitare\/chant, toujours surprenantes, et m\u00eame, cruellement m\u00e9lodiques (qualit\u00e9 qui semblait alors \u00eatre devenue totalement marginale alors). Katerine, d\u00e9j\u00e0 farfelu et tendre, se prend au s\u00e9rieux, se pose comme auteur, et il faut bien reconna\u00eetre que cela fonctionne. Il y a bien des choses un peu r\u00e9volues (le grand usage du montage sonore), mais dans l&rsquo;ensemble les chansons se tiennent et fonctionnent, et m\u00eame si on est r\u00e9tif \u00e0 la bossa nova (comme mon \u00e9piderme). (\u00c0 noter que l&rsquo;album est venu avec son par\u00e8dre, <em>Les cr\u00e9atures<\/em> (#283), o\u00f9 se trouve l&rsquo;un de ses premiers tubes grand public, <em>Je vous emmerde<\/em>; que j&rsquo;ai choisi de traiter s\u00e9par\u00e9ment, parce qu&rsquo;il s&rsquo;agit somme toute d&rsquo;un projet diff\u00e9rent.)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" width=\"560\" height=\"315\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/FxYFa4LfImU\" title=\"YouTube video player\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; &nbsp; La musique, et la musique populaire surtout, s&rsquo;\u00e9coute avec oreille dispos\u00e9e \u00e0 la profondeur de champ. Comment dire : vous d\u00e9couvrez un jour un disque, il vous accompagne, vous l&rsquo;oubliez. 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