{"id":2457,"date":"2014-06-19T06:00:49","date_gmt":"2014-06-19T05:00:49","guid":{"rendered":"http:\/\/hors-sol.net\/revue\/?p=2457"},"modified":"2014-09-11T20:01:50","modified_gmt":"2014-09-11T19:01:50","slug":"charles-fort-vert-cristaux-de-mots-02","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/charles-fort-vert-cristaux-de-mots-02\/","title":{"rendered":"Charles Fort-Vert \u2022 Cristaux de mots (1, seconde partie, et 2)"},"content":{"rendered":"<blockquote><p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft\" src=\"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/wp-content\/uploads\/2014\/05\/JP.Reduron-01.jpeg\" alt=\"\" width=\"120\" height=\"628\" \/>Charles Fort-Vert est botaniste, sp\u00e9cialiste impliqu\u00e9 dans le domaine du v\u00e9g\u00e9tal et de l\u2019environnement. Sa pratique d\u2019\u00e9criture trouve son inspiration principale dans la musique contemporaine ; en tant que sources secondaires, la g\u00e9ologie (roches, structures, couleurs, strates, reliefs\u2026), la perception aromatique et la photographie artistique. L\u2019\u00e9criture se concentre autour des mots et des lettres, point de d\u00e9part et d\u2019arriv\u00e9e des textes, apr\u00e8s leur voyage en lignes.<\/p><\/blockquote>\n<p><br ><\/p>\n<p>Lucile avait ferm\u00e9 les yeux. La t\u00eate l\u00e9g\u00e8rement pench\u00e9e en arri\u00e8re, elle cherchait \u00e0 ressentir au plus profond d\u2019elle-m\u00eame les effets sensuels des gestes et des phrases de Fordern.<\/p>\n<p>Elle \u00e9tait torse nu, ayant gard\u00e9 son blue jean (son bleu de G\u00eanes) bien moulant qui lui allait \u00e0 ravir. Fordern s\u2019\u00e9tait aussi mis torse nu, mais il ne faisait qu\u2019approcher le buste de Lucile, tout juste pour qu\u2019elle sente sa pr\u00e9sence, sa chaleur, mais sans pour l\u2019instant la douceur du contact, cr\u00e9ant ainsi une nouvelle attente, une nouvelle et tendre attente.<\/p>\n<p>D\u2019un coup, il la souleva dans ses bras, la porta et la posa sur le lit o\u00f9 elle s\u2019enfon\u00e7a dans le matelas profond d\u2019autrefois. Caressant \u00e0 pleine main cette fois-ci son ventre chaud, et lui parlant aussi, l\u2019incitant \u00e0 se d\u00e9tendre pleinement, \u00e0 rechercher la plus profonde d\u00e9compression (tout cela au creux de l\u2019oreille, \u00e0 la limite de la perception et avec la d\u00e9licatesse de la confidence), il s\u2019\u00e9tait dans son bagage subrepticement saisi d\u2019une poign\u00e9e de crayons de maquillage bleus, et avait commenc\u00e9, tout en continuant les caresses de l\u2019autre main, \u00e0 tracer sur le corps de Lucile des lignes et des plages bleues.<\/p>\n<p>Le bleu s\u2019ombre. L\u2019espace bleu clair ainsi dessin\u00e9 descendait de la clavicule \u00e0 la naissance du sein, et, outre le fait de proposer au regard un double plan de lecture, le volume de la forme et l\u2019irruption de la couleur, se recouvrait par places et peu \u00e0 peu d\u2019un autre bleu plus dense, plus profond qui aur\u00e9olait et s\u2019\u00e9tirait en croissants et bordures Prusse, levant d\u2019autres volumes et des vagues virtuelles. Ces bleus ombr\u00e9s et ourl\u00e9s, par contraste, rendaient le reste du buste plus impressionnant encore.<\/p>\n<p>Fordern avait d\u00e9licatement et progressivement att\u00e9nu\u00e9 ses caresses puis les avait abandonn\u00e9es. Il avait install\u00e9 un petit \u00e9clairage halog\u00e8ne et photographiait maintenant Lucile d\u2019abord allong\u00e9e, puis ensuite lev\u00e9e debout, lui demandant de passer ses mains dans les cheveux pour mettre en valeur son buste. Il alternait les objectifs, allant du plan large \u00e0 la photographie rapproch\u00e9e. Lucile avait appr\u00e9ci\u00e9 en premier toutes ces caresses tr\u00e8s douces et localis\u00e9es puis cette s\u00e9ance de prise de vues o\u00f9 l\u2019homme tentait de traduire la beaut\u00e9 de son corps \u00e0 elle, de garder la trace de son regard et d\u2019imprimer aussi un peu de sa cr\u00e9ativit\u00e9.<\/p>\n<p>En fait, aucune relation s\u00e9rieuse, plus approfondie n\u2019avait succ\u00e9d\u00e9 \u00e0 ce contact entre les deux \u00eatres. Il faut dire que les \u00e9v\u00e8nements ne l\u2019avaient pas vraiment facilit\u00e9. Fordern avait d\u00e9croch\u00e9 un contrat sur la pr\u00e9servation de la for\u00eat atlantique br\u00e9silienne et \u00e9tait parti six mois outremer, et Lucile, ayant pris du retard sur sa th\u00e8se car beaucoup de sources germaniques s\u2019\u00e9taient r\u00e9v\u00e9l\u00e9es incontournables et avaient exig\u00e9 des d\u00e9placements et des traductions fastidieuses, avait d\u00fb s\u2019enfermer au travail pour respecter les d\u00e9lais.<\/p>\n<p>Elle fut donc tr\u00e8s surprise, et m\u00eame un peu flatt\u00e9e, lorsque dans la salle d\u2019attente de son dentiste, elle tomba, dans l\u2019une de ces revues bon chic bon genre en papier glac\u00e9, truff\u00e9es de pubs et de mode, sur son buste bleui &#8211; de forts belles photos ma foi, Fordern avait trouv\u00e9 les angles pour exprimer les courbes\u2026 &#8211; une s\u00e9rie de photos couleur vraiment superbes, sans aucune vulgarit\u00e9, toutes centr\u00e9es sur l\u2019esth\u00e9tique, la beaut\u00e9 des formes et teintes. Le photographe avait simplement sign\u00e9 \u201cKF\u201d et intitul\u00e9 la s\u00e9rie \u201cle corps, don bleu\u201d. Le journaliste qui signait l\u2019article \u00e9tait comme \u00e0 l\u2019habitude dans ce genre de p\u00e9riodiques, dithyrambique (le \u00ab renouveau photo-graphique du nu \u00bb, le \u00ab nu new style \u00bb, vite \u00e0 New York, etc\u2026) et plat. Au fond d\u2019elle-m\u00eame, elle en voulait un peu \u00e0 Fordern, mais cela l\u2019amusait plut\u00f4t, rassur\u00e9e par l\u2019anonymat sur sa personne. Elle sortit du dentiste avec un sourire un peu narquois qui accompagna son trajet \u00e0 pied jusqu\u2019au campus.<\/p>\n<p>Cette aventure n\u2019avait eu chez elle, en apparence, qu\u2019un effet minimal. Depuis ce temps, en effet, elle avait l\u00e9g\u00e8rement modifi\u00e9 son vocabulaire, l\u00e9g\u00e8rement, et pour des moments pr\u00e9cis. La marque de l\u2019\u00e9tonnement qu\u2019autrefois elle exprimait de fa\u00e7on anodine par des \u00ab ah ! bon ! \u00bb, des \u00ab hein ! \u00bb ou plus ma\u00eetris\u00e9s des \u00ab vraiment ! \u00bb ou des \u00ab incroyable ! \u00bb s\u2019\u00e9tait mu\u00e9e en des \u00ab ventrebleu ! \u00bb, prof\u00e9r\u00e9s avec une douceur feutr\u00e9e et un \u00e9clat malin du regard, et des \u00ab palsambleu ! \u00bb dits \u00e9galement avec une douceur sensible et un \u0153il un peu moqueur, mais celui-l\u00e0, pas tr\u00e8s bien prononc\u00e9, le \u201can\u201d de \u201cam\u201d tirant plut\u00f4t vers un son \u201cun\u201d, donnant un r\u00e9sultat interm\u00e9diaire : \u00ab p\u00e2le sein bleu ! \u00bb.<\/p>\n<p>Dure et douce. Sens-tu comme cette apr\u00e8s-midi fut dure et douce, Karl ? La douceur des feuilles au sol, de leurs tons, du contact souple sous nos pieds, l\u2019air frais au sortir de la for\u00eat, vers les prairies.<\/p>\n<p>Et dure par le m\u00e9tal, l\u2019engrenage des m\u00e9caniques, les porti\u00e8res, les sons convulsifs du d\u00e9marreur, les pneus s\u2019usant sur l\u2019asphalte, la vitesse du v\u00e9hicule p\u00e9n\u00e9trant l\u2019air comme pour y \u00e9chapper, la voiture, espace m\u00e9tallique et plastique clos.<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait Lucile qui avait parl\u00e9.<\/p>\n<p>Tu vois, Karl, cette apr\u00e8s-midi, c\u2019\u00e9tait tr\u00e8s toi. Doux et dur \u00e0 la fois. Karl avait fronc\u00e9 le sourcil. Lucile savait sans crier gare l\u2019atteindre au fond de lui-m\u00eame, pr\u00e8s de son \u00eatre. Aimant dominer son sujet, il n\u2019avait pas l\u2019habitude. Elle lui montrait ainsi qu\u2019il parlait de choses superficielles, bien qu\u2019int\u00e9ressantes, document\u00e9es, copieuses, certes, mais la profondeur de l\u2019\u00eatre ne transparaissait pas.<\/p>\n<p>L\u2019\u00eatre profond ! Aveugle, Karl, tu es aveugle. L\u2019\u00eatre profond. Insistante recherche de Lucile, insistante de tous les instants. Soif d\u2019\u00eatre. Elle a soif d\u2019\u00eatre ! L\u2019humanit\u00e9 int\u00e9rieure de Lucile commen\u00e7ait \u00e0 poindre aux yeux de Karl ; une perception qui quoique tenue, filiforme lui entrait m\u00eame par les yeux, diffusait en lui, se dirigeait, non pas vers son esprit mais vers la profondeur de son torse, dans son intimit\u00e9 respiratoire cadenc\u00e9e. Que produisait-elle l\u00e0 ! Karl sentait son souffle op\u00e9rer un autre rythme, non plus son rythme m\u00e9canique habituel (le moteur, les vitesses, les cylindres\u2026 ils avan\u00e7aient vite sur la voie rapide, au son happ\u00e9 des jointures du bitume), non plus son rythme m\u00e9canique habituel, mais un tempo plus fragile, ouvert sur l\u2019ext\u00e9rieur, sensible, irr\u00e9gulier comme une musique contemporaine qui serait harmonieuse.<\/p>\n<p>Les feuilles. La for\u00eat. La courbe du sentier et le talus \u00e9clair\u00e9\u2026 Ces nouveaux intervalles respiratoires provoquaient aussi chez Karl une mutation plus intime encore, cela semblait extirper (<em>herausfordern<\/em>) son \u00e9motion, ses \u00e9motions.<\/p>\n<p>Submerg\u00e9 par ces modifications, et peut-\u00eatre par pr\u00e9caution, son mental coupa net, revenant au pr\u00e9sent routier. Pas trop \u00e0 la fois !<\/p>\n<p>Mais Lucile ne l\u2019entendait pas ainsi. D\u2019autres incidentes fondamentales \u00e9taient pr\u00eates pour le reste du parcours. Heureusement Mulhouse approchait. Il tenta de m\u00e9moriser toutes ces questions tout en sachant ou ressentant qu\u2019elles le p\u00e9n\u00e9traient comme les autres et qu\u2019elles seraient stock\u00e9es quelque part en lui, agissantes.<\/p>\n<p>L\u2019\u00eatre profond, seule cette expression demeurait dans son esprit, obs\u00e9dante. Il tenta une analyse grammaticale idiote, quoique.<\/p>\n<p>L\u2019\u00eatre profond, cette expression \u00e9tait-elle au singulier ou au pluriel ?<br \/>\nToi et moi singuliers. Nous pluriel ?<\/p>\n<p>Le v\u00e9hicule se rangeait en cahotant dans le parking provisoire du centre de Mulhouse, espace livr\u00e9 \u00e0 la voiture apr\u00e8s de nouvelles d\u00e9molitions. Les pneus essayaient d\u2019\u00e9viter les clous et autres r\u00e9sidus m\u00e9talliques. Karl sourit en revoyant le cabriolet bleu sombre de Lucile : il se rappelait les bleus trac\u00e9s sinueux qu\u2019il avait appos\u00e9 sur son corps, les trouvant tout-\u00e0-coup superficiels. En surface. Surfant sur le corps, surfant sur sa surface. Alors qu\u2019elle, elle dessinait en lui un autre \u00eatre, model\u00e9 dans la couleur profonde des sentiments et fa\u00e7onn\u00e9 par lui-m\u00eame ! Un autre \u00eatre ! Qui prenait naissance en lui, au fond de lui.<\/p>\n<p>Ils se s\u00e9par\u00e8rent rapidement.<\/p>\n<p>Boulevers\u00e9, Fordern rentra directement chez lui, supprimant son traditionnel passage au bureau en fin de journ\u00e9e. Quel nouvel \u00eatre sommeillait d\u00e9sormais en lui ? Il s\u2019allongea, tentant de remettre de l\u2019ordre dans ses id\u00e9es ; mais cet ordre ne venait pas, mais \u00e0 sa place un autre, imp\u00e9rieux : \u00e9crire ! Ecrire, comme le disait Barthes, au merveilleux sens intransitif du verbe. Ecrire. Cristalliser les mots. Il lui fallait d\u00e9sormais \u00e9crire\u2026<br \/>\nLucile, la musique et les mots.<\/p>\n<p><br ><\/p>\n<h3>2. Ode \u00e0 l\u2019x<\/h3>\n<p><br ><\/p>\n<p>Ex-il<\/p>\n<p>L\u2019ex-il de Saxe s\u2019exerce, sexe herse.<br \/>\nIl voit la cible, cherche l\u2019axe exact, axe et cible.<br \/>\nEx-il prend le temps, des entractes, des entre-axes, Ex est lent.<br \/>\nEx qui ? Saxon \u00e9vad\u00e9, \u00e9vasif, d\u00e9sax\u00e9, d\u00e9sex\u00e9, hors axe, hors \u00e2ge !<\/p>\n<p>Ex-elle<br \/>\n<br ><br \/>\nEx-elle, qui est-elle ? L\u2019\u00e2ge exact, l\u2019\u00e2ge actuel.<br \/>\nEx-actuelle, qu\u2019acte-t-elle ? L\u2019exil du sexe, l\u2019ex-sexe ?<br \/>\nOu (houx, ilex) le retour de son saxon, redevenu axe et cible.<br \/>\nEx-perte, exactement. Elle acte la fin de sa perte, la fin de l\u2019exil.<\/p>\n<p>Eux<\/p>\n<p>Ex-elle et Ex-il unis \u00e0 neuf, r\u00e9-unis, Ex-il uni vers elle.<br \/>\nEx-elle aimant, Ex-elle enserrant, tous deux se d\u00e9s-ex-ant<br \/>\nDevenant r\u00e9-il, r\u00e9-elle et eux, r\u00e9-eux.<br \/>\nEux re-li\u00e9s, heureux. Elle et lui. Sexe et Saxe. Exc\u00e8s ax\u00e9s !<\/p>\n<p><br ><\/p>\n<p>Ile de Saxe.<br \/>\nAile de sexe.<br \/>\nHasard d\u2019eux ?<br \/>\nCafard d\u2019eux ?<br \/>\nNon.<br \/>\nEscale \u00e0 deux.<\/p>\n<p><b>mot-lettre de base :<\/b> x<br \/>\n<b>phase pr\u00e9paratoire et d\u2019\u00e9criture :<\/b> G. Scelsi, <em>Triphon, Pranam II, In nomine lucis I, V<\/em>.<\/p>\n<p><i>d\u00e9di\u00e9 \u00e0 I. XENAKIS<\/i><\/p>\n<p><i>\u00e0 suivre&#8230;<\/i><br \/>\n<br ><font size=\"1\"><br \/>\n<b><i>Cristaux de mots<\/i><\/b> : <a href=\"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/charles-fort-vert-cristaux-de-mots-01\/\"> partie 1 (texte 1-1)<\/a>, <a href=\"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/charles-fort-vert-cristaux-de-mots-02\/\"> partie 2 (texte 1-2 et 2)<\/a>, <a href=\"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/charles-fort-vert-cristaux-de-mots-03\/\">partie 3 (textes 3 et 4)<\/a>, <a href=\"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/charles-fort-vert-cristaux-de-mots-04\/\">partie 4 (textes 5 et 6)<\/a>, <a href=\"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/charles-fort-vert-cristaux-de-mots-05\/\">partie 5 (textes 7, 8 et 9)<\/a>, <a href=\"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/charles-fort-vert-cristaux-de-mots-06\/\"> partie 6 (texte 10)<\/a>, <a href=\"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/charles-fort-vert-cristaux-de-mots-07\/\">partie 7 (texte 11)<\/a>, <a href=\"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/charles-fort-vert-cristaux-de-mots-08\/\">partie 8 (textes 12, 13, 14 et 15)<\/a>, <a href=\"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/charles-fort-vert-cristaux-de-mots-09\/\">partie 9 (texte 16)<\/a>, <a href=\"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/charles-fort-vert-cristaux-de-mots-10\/\">partie 10 (textes 17)<\/a>.<br \/>\n<\/font><\/br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Charles Fort-Vert est botaniste, sp\u00e9cialiste impliqu\u00e9 dans le domaine du v\u00e9g\u00e9tal et de l\u2019environnement. Sa pratique d\u2019\u00e9criture trouve son inspiration principale dans la musique contemporaine ; en tant que sources secondaires, la g\u00e9ologie (roches, structures, couleurs, strates, reliefs\u2026), la perception aromatique et la photographie artistique. L\u2019\u00e9criture se concentre autour des mots et des lettres, point [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[471,172,68,60,61,62],"tags":[465],"class_list":["post-2457","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-charles-fort-vert-cristaux-de-mots","category-feuilleton","category-fiction","category-format","category-genre","category-texte","tag-charles-fort-vert"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2457","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2457"}],"version-history":[{"count":9,"href":"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2457\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2545,"href":"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2457\/revisions\/2545"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2457"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2457"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2457"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}