{"id":1187,"date":"2012-03-03T11:38:23","date_gmt":"2012-03-03T10:38:23","guid":{"rendered":"http:\/\/hors-sol.net\/revue\/?p=1187"},"modified":"2012-03-12T12:16:26","modified_gmt":"2012-03-12T11:16:26","slug":"jean-paul-duboc-lac-sale-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/jean-paul-duboc-lac-sale-2\/","title":{"rendered":"Jean-Paul Duboc \u2022 Lac sal\u00e9 (2\/3)"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Cinqui\u00e8me jour d\u2019\u00e9criture<\/h3>\n<p>Il y a depuis quelques jours, au beau milieu du lac sal\u00e9, une barque. Un homme est \u00e0 bord, qui a laiss\u00e9 filer sa canne. Chacun sait ici, qu\u2019il n\u2019y pas de poisson. La plupart des villageois alentours rient, certains sourient, d\u2019autres \u2013 chez qui la superstition n\u2019est pas \u00e9teinte &#8211; veulent bien croire encore au miracle, que peut faire l\u2019homme.<\/p>\n<p>Mais celui-ci ne prend rien. Ni menu fretin.<\/p>\n<p>De temps \u00e0 autre, le p\u00eacheur d\u00e9barque pour quelques provisions. Un villageois l\u2019autre jour a os\u00e9 l\u2019interroger. Il s\u2019est entendu r\u00e9pondre, tr\u00e8s calmement\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0J\u2019apprends\u00a0 la patience, l\u2019infinie patience.\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>L\u2019autre pensa\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Dieu, que l\u2019homme est stupide avec sa nature\u00a0!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Puis, l\u2019homme retourne sur sa barque. Il reprend sa posture de p\u00eacheur. Et jette son fil \u00e0 l\u2019eau. Ceux qui sont bons observateurs le voient de temps en temps \u00e9coper. Ils s\u2019interrogent. Puis passent \u00e0 autre chose.<\/p>\n<p>Pour qui sait, l\u2019homme pleure d\u2019abondantes larmes dont il remplit le lac sal\u00e9.<\/p>\n<p>J\u2019ai cherch\u00e9 \u00e0 savoir.\u00a0 Et me suis rendu dans les villages voisins, o\u00f9 j\u2019ai pos\u00e9 quelques questions. L\u00e0, dans ces paysages muets qui bordent le lac, les c\u0153urs sont rudes, les yeux se d\u00e9tournent, les \u00e9paules se haussent, les pas sont trop press\u00e9s\u00a0: on me dit ne pas conna\u00eetre l\u2019homme. Pourtant moi qui l\u2019ai vu de pr\u00e8s, je sais qu\u2019il est leur semblable. Cependant me saute aux yeux, une probable diff\u00e9rence\u00a0: je ne sens pas, ici, de propension \u00e0 un tel chagrin.<\/p>\n<p>Car, c\u2019est bien un chagrin qui habite cet homme.<\/p>\n<p>Une l\u00e9gende est en train de s\u2019\u00e9crire\u00a0; et \u00e0 l\u2019\u00e9criture de laquelle, je veux pouvoir\u00a0 contribuer.<\/p>\n<p>Le chagrin n\u2019est-il pas universel, qui voudrait que tous les hommes puissent en parler. Pour mieux le conjurer.<\/p>\n<p><strong>J\u2019ai fait plusieurs fois le tour du Lac afin de l\u2019intriguer. Comme si de son secret, je voulais m\u2019impr\u00e9gner. <\/strong><\/p>\n<p><strong>Un jour enfin, je vis la barque sur la rive. L\u2019homme \u00e9tait assis au pied d\u2019une souche, et me regardait. Son regard n\u2019\u00e9tait ni d\u2019invite, ni hostile. Il commandait que je m\u2019approche. Je me suis assis.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>\nSixi\u00e8me jour d&rsquo;\u00e9criture<\/h3>\n<p>Il y a depuis quelques jours, au beau milieu du lac sal\u00e9, une barque. Un homme est \u00e0 bord, qui a laiss\u00e9 filer sa canne. Chacun sait ici, qu\u2019il n\u2019y pas de poisson. La plupart des villageois alentours rient, certains sourient, d\u2019autres \u2013 chez qui la superstition n\u2019est pas \u00e9teinte &#8211; veulent bien croire encore au miracle, que peut faire l\u2019homme.<\/p>\n<p>Mais celui-ci ne prend rien. Ni menu fretin.<\/p>\n<p>De temps \u00e0 autre, le p\u00eacheur d\u00e9barque pour quelques provisions. Un villageois l\u2019autre jour a os\u00e9 l\u2019interroger. Il s\u2019est entendu r\u00e9pondre, tr\u00e8s calmement\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0J\u2019apprends\u00a0 la patience, l\u2019infinie patience.\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>L\u2019autre pensa\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Dieu, que l\u2019homme est stupide avec sa nature\u00a0!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Puis, l\u2019homme retourne sur sa barque. Il reprend sa posture de p\u00eacheur. Et jette son fil \u00e0 l\u2019eau. Ceux qui sont bons observateurs le voient de temps en temps \u00e9coper. Ils s\u2019interrogent. Puis passent \u00e0 autre chose.<\/p>\n<p>Pour qui sait, l\u2019homme pleure d\u2019abondantes larmes dont il remplit le lac sal\u00e9.<\/p>\n<p>J\u2019ai cherch\u00e9 \u00e0 savoir.\u00a0 Et me suis rendu dans les villages voisins, o\u00f9 j\u2019ai pos\u00e9 quelques questions. L\u00e0, dans ces paysages muets qui bordent le lac, les c\u0153urs sont rudes, les yeux se d\u00e9tournent, les \u00e9paules se haussent, les pas sont trop press\u00e9s\u00a0: on me dit ne pas conna\u00eetre l\u2019homme. Pourtant moi qui l\u2019ai vu de pr\u00e8s, je sais qu\u2019il est leur semblable. Cependant me saute aux yeux, une probable diff\u00e9rence\u00a0: je ne sens pas, ici, de propension \u00e0 un tel chagrin.<\/p>\n<p>Car, c\u2019est bien un chagrin qui habite cet homme.<\/p>\n<p>Une l\u00e9gende est en train de s\u2019\u00e9crire\u00a0; et \u00e0 l\u2019\u00e9criture de laquelle, je veux pouvoir\u00a0 contribuer.<\/p>\n<p>Le chagrin n\u2019est-il pas universel, qui voudrait que tous les hommes puissent en parler. Pour mieux le conjurer.<\/p>\n<p>J\u2019ai fait plusieurs fois le tour du Lac afin de l\u2019intriguer. Comme si de son secret, je voulais m\u2019impr\u00e9gner.<\/p>\n<p>Un jour enfin, je vis la barque sur la rive. L\u2019homme \u00e9tait assis au pied d\u2019une souche, et me regardait. Son regard n\u2019\u00e9tait ni d\u2019invite, ni hostile. Il commandait que je m\u2019approche. Je me suis assis.<\/p>\n<p><strong>Voil\u00e0, ce qu\u2019il m\u2019a dit. <\/strong><\/p>\n<p><strong>Ma femme \u00e9tait belle comme une \u00e9motion. Je l\u2019aimais, comme on entre en\u00a0 d\u00e9votion. <\/strong><\/p>\n<p><strong>Pour la r\u00e9jouir, je lui disais tendrement et en m\u2019amusant, vouloir me noyer dans son lac sal\u00e9. Ce que je faisais bien volontiers avec la ferveur d\u2019un amoureux de b\u00e9nitier. \u00ab\u00a0Tu m\u2019aimes divinement\u00a0\u00bb me disait-elle en riant. Et je me prenais pour un ange, car seuls les anges savent aimer divinement. Les dieux ne connaissent rien \u00e0 ce jeu.\u00a0 <\/strong><\/p>\n<p><strong>Elle en \u00e9tait encore plus belle qu\u2019au pr\u00e9sent et l\u2019\u00e9motion que me produisait\u00a0 sa nouvelle beaut\u00e9 en \u00e9tait d\u00e9doubl\u00e9e, \u00e0 tel point que je revenais toujours \u00e0 l&rsquo;abn\u00e9gation.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<h3><strong><\/strong>Septi\u00e8me jour d\u2019\u00e9criture<\/h3>\n<p>Il y a depuis quelques jours, au beau milieu du lac sal\u00e9, une barque. Un homme est \u00e0 bord, qui a laiss\u00e9 filer sa canne. Chacun sait ici, qu\u2019il n\u2019y pas de poisson. La plupart des villageois alentours rient, certains sourient, d\u2019autres \u2013 chez qui la superstition n\u2019est pas \u00e9teinte &#8211; veulent bien croire encore au miracle, que peut faire l\u2019homme.<\/p>\n<p>Mais celui-ci ne prend rien. Ni menu fretin.<\/p>\n<p>De temps \u00e0 autre, le p\u00eacheur d\u00e9barque pour quelques provisions. Un villageois l\u2019autre jour a os\u00e9 l\u2019interroger. Il s\u2019est entendu r\u00e9pondre, tr\u00e8s calmement\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0J\u2019apprends\u00a0 la patience, l\u2019infinie patience.\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>L\u2019autre pensa\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Dieu, que l\u2019homme est stupide avec sa nature\u00a0!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Puis, l\u2019homme retourne sur sa barque. Il reprend sa posture de p\u00eacheur. Et jette son fil \u00e0 l\u2019eau. Ceux qui sont bons observateurs le voient de temps en temps \u00e9coper. Ils s\u2019interrogent. Puis passent \u00e0 autre chose.<\/p>\n<p>Pour qui sait, l\u2019homme pleure d\u2019abondantes larmes dont il remplit le lac sal\u00e9.<\/p>\n<p>J\u2019ai cherch\u00e9 \u00e0 savoir.\u00a0 Et me suis rendu dans les villages voisins, o\u00f9 j\u2019ai pos\u00e9 quelques questions. L\u00e0, dans ces paysages muets qui bordent le lac, les c\u0153urs sont rudes, les yeux se d\u00e9tournent, les \u00e9paules se haussent, les pas sont trop press\u00e9s\u00a0: on me dit ne pas conna\u00eetre l\u2019homme. Pourtant moi qui l\u2019ai vu de pr\u00e8s, je sais qu\u2019il est leur semblable. Cependant me saute aux yeux, une probable diff\u00e9rence\u00a0: je ne sens pas, ici, de propension \u00e0 un tel chagrin.<\/p>\n<p>Car, c\u2019est bien un chagrin qui habite cet homme.<\/p>\n<p>Une l\u00e9gende est en train de s\u2019\u00e9crire\u00a0; et \u00e0 l\u2019\u00e9criture de laquelle, je veux pouvoir\u00a0 contribuer.<\/p>\n<p>Le chagrin n\u2019est-il pas universel, qui voudrait que tous les hommes puissent en parler. Pour mieux le conjurer.<\/p>\n<p>J\u2019ai fait plusieurs fois le tour du Lac afin de l\u2019intriguer. Comme si de son secret, je voulais m\u2019impr\u00e9gner.<\/p>\n<p>Un jour enfin, je vis la barque sur la rive. L\u2019homme \u00e9tait assis au pied d\u2019une souche, et me regardait. Son regard n\u2019\u00e9tait ni d\u2019invite, ni hostile. Il commandait que je m\u2019approche. Je me suis assis.<\/p>\n<p>Voil\u00e0, ce qu\u2019il m\u2019a dit.<\/p>\n<p>Ma femme \u00e9tait belle comme une \u00e9motion. Je l\u2019aimais, comme on entre en\u00a0 d\u00e9votion.<\/p>\n<p>Pour la r\u00e9jouir, je lui disais tendrement et en m\u2019amusant, vouloir me noyer dans son lac sal\u00e9. Ce que je faisais bien volontiers avec la ferveur d\u2019un amoureux de b\u00e9nitier. \u00ab\u00a0Tu m\u2019aimes divinement\u00a0\u00bb me disait-elle en riant. Et je me prenais pour un ange, car seuls les anges savent aimer divinement. Les dieux ne connaissent rien \u00e0 ce jeu.<\/p>\n<p>Elle en \u00e9tait encore plus belle qu\u2019au pr\u00e9sent et l\u2019\u00e9motion que me produisait\u00a0 sa nouvelle beaut\u00e9 en \u00e9tait d\u00e9doubl\u00e9e, \u00e0 tel point que je revenais toujours \u00e0 l&rsquo;abn\u00e9gation.<\/p>\n<p><strong>Elle prenait quelques fois les choses au premier degr\u00e9. C\u2019\u00e9tait son c\u00f4t\u00e9 \u00ab\u00a0bonne du cur\u00e9\u00a0\u00bb. <\/strong><\/p>\n<p><strong>Un jour, elle me dit\u00a0: Moi aussi je veux go\u00fbter l\u2019eau du lac sal\u00e9. J\u2019ai pris peur. <\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Huiti\u00e8me jour d\u2019\u00e9criture<\/h3>\n<p>Il y a depuis quelques jours, au beau milieu du lac sal\u00e9, une barque. Un homme est \u00e0 bord, qui a laiss\u00e9 filer sa canne. Chacun sait ici, qu\u2019il n\u2019y pas de poisson. La plupart des villageois alentours rient, certains sourient, d\u2019autres \u2013 chez qui la superstition n\u2019est pas \u00e9teinte &#8211; veulent bien croire encore au miracle, que peut faire l\u2019homme.<\/p>\n<p>Mais celui-ci ne prend rien. Ni menu fretin.<\/p>\n<p>De temps \u00e0 autre, le p\u00eacheur d\u00e9barque pour quelques provisions. Un villageois l\u2019autre jour a os\u00e9 l\u2019interroger. Il s\u2019est entendu r\u00e9pondre, tr\u00e8s calmement\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0J\u2019apprends\u00a0 la patience, l\u2019infinie patience.\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>L\u2019autre pensa\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Dieu, que l\u2019homme est stupide avec sa nature\u00a0!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Puis, l\u2019homme retourne sur sa barque. Il reprend sa posture de p\u00eacheur. Et jette son fil \u00e0 l\u2019eau. Ceux qui sont bons observateurs le voient de temps en temps \u00e9coper. Ils s\u2019interrogent. Puis passent \u00e0 autre chose.<\/p>\n<p>Pour qui sait, l\u2019homme pleure d\u2019abondantes larmes dont il remplit le lac sal\u00e9.<\/p>\n<p>J\u2019ai cherch\u00e9 \u00e0 savoir.\u00a0 Et me suis rendu dans les villages voisins, o\u00f9 j\u2019ai pos\u00e9 quelques questions. L\u00e0, dans ces paysages muets qui bordent le lac, les c\u0153urs sont rudes, les yeux se d\u00e9tournent, les \u00e9paules se haussent, les pas sont trop press\u00e9s\u00a0: on me dit ne pas conna\u00eetre l\u2019homme. Pourtant moi qui l\u2019ai vu de pr\u00e8s, je sais qu\u2019il est leur semblable. Cependant me saute aux yeux, une probable diff\u00e9rence\u00a0: je ne sens pas, ici, de propension \u00e0 un tel chagrin.<\/p>\n<p>Car, c\u2019est bien un chagrin qui habite cet homme.<\/p>\n<p>Une l\u00e9gende est en train de s\u2019\u00e9crire\u00a0; et \u00e0 l\u2019\u00e9criture de laquelle, je veux pouvoir\u00a0 contribuer.<\/p>\n<p>Le chagrin n\u2019est-il pas universel, qui voudrait que tous les hommes puissent en parler. Pour mieux le conjurer.<\/p>\n<p>J\u2019ai fait plusieurs fois le tour du Lac afin de l\u2019intriguer. Comme si de son secret, je voulais m\u2019impr\u00e9gner.<\/p>\n<p>Un jour enfin, je vis la barque sur la rive. L\u2019homme \u00e9tait assis au pied d\u2019une souche, et me regardait. Son regard n\u2019\u00e9tait ni d\u2019invite, ni hostile. Il commandait que je m\u2019approche. Je me suis assis.<\/p>\n<p>Voil\u00e0, ce qu\u2019il m\u2019a dit.<\/p>\n<p>Ma femme \u00e9tait belle comme une \u00e9motion. Je l\u2019aimais, comme on entre en\u00a0 d\u00e9votion.<\/p>\n<p>Pour la r\u00e9jouir, je lui disais tendrement et en m\u2019amusant, vouloir me noyer dans son lac sal\u00e9. Ce que je faisais bien volontiers avec la ferveur d\u2019un amoureux de b\u00e9nitier. \u00ab\u00a0Tu m\u2019aimes divinement\u00a0\u00bb me disait-elle en riant. Et je me prenais pour un ange, car seuls les anges savent aimer divinement. Les dieux ne connaissent rien \u00e0 ce jeu.<\/p>\n<p>Elle en \u00e9tait encore plus belle qu\u2019au pr\u00e9sent et l\u2019\u00e9motion que me produisait\u00a0 sa nouvelle beaut\u00e9 en \u00e9tait d\u00e9doubl\u00e9e, \u00e0 tel point que je revenais toujours \u00e0 l&rsquo;abn\u00e9gation.<\/p>\n<p>Elle prenait quelques fois les choses au premier degr\u00e9. C\u2019\u00e9tait son c\u00f4t\u00e9 \u00ab\u00a0bonne du cur\u00e9\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Un jour, elle me dit\u00a0: Moi aussi je veux go\u00fbter l\u2019eau du lac sal\u00e9. J\u2019ai pris peur. <strong>Elle ne savait pas nager. <\/strong><\/p>\n<p><strong>Et je me dis chaque jour qu\u2019elle s\u2019est noy\u00e9e dans notre amour, dont je croyais \u00eatre le seul \u00e0 avoir les clefs. J\u2019ai au bout de ma canne, un petit morceau d\u2019\u00e9toffe rouge.<\/strong><\/p>\n<p><strong><span style=\"text-decoration: underline;\"><br \/>\n<\/span><\/strong><\/p>\n<p><strong>A suivre :<\/strong> <a href=\"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/jean-paul-duboc-lac-sale-1\/ \">(1)<\/a> \u2022 <a href=\"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/jean-paul-duboc-lac-sale-2\">(2)<\/a> \u2022 <a href=\"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/jean-paul-duboc-lac-sale-3\">(3)<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; &nbsp; Cinqui\u00e8me jour d\u2019\u00e9criture Il y a depuis quelques jours, au beau milieu du lac sal\u00e9, une barque. Un homme est \u00e0 bord, qui a laiss\u00e9 filer sa canne. Chacun sait ici, qu\u2019il n\u2019y pas de poisson. La plupart des villageois alentours rient, certains sourient, d\u2019autres \u2013 chez qui la superstition n\u2019est pas \u00e9teinte [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[59,4,68,60,61,62],"tags":[289,98,292,114,109,291],"class_list":["post-1187","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-02-ecosophie","category-dossiers","category-fiction","category-format","category-genre","category-texte","tag-amour","tag-biodiversite","tag-chagrin","tag-ecologie","tag-jean-paul-duboc","tag-lac"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1187","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1187"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1187\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1207,"href":"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1187\/revisions\/1207"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1187"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1187"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/hors-sol.net\/revue\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1187"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}